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Les symboles canadiens

7 min de lecture64 questions de pratiquePas encore tentéMis à jour en juin 2026

Les symboles canadiens sont les objets, les événements et les personnes qui ont un sens particulier et qui, ensemble, expriment l’identité nationale. Ces notes portent sur la Couronne, le drapeau de 1965 et la feuille d’érable, la fleur de lys, les armoiries et la devise, le Parlement, les sports et les langues officielles, le castor, les hymnes, le système de distinctions honorifiques et le calendrier des jours fériés nationaux.

IdentitéCe que sont les symboles canadiens

Le pays compte quantité de symboles marquants — objets, événements et personnes chargés d’un sens particulier, qui, mis bout à bout, éclairent ce que signifie être Canadien. Parmi les plus reconnaissables : la Masse de la Chambre des communes, le drapeau canadien de 1965, les armoiries du Canada et les Snowbirds (l’Équipe de démonstration aérienne 431).

La CouronneLa Couronne du Canada et la monarchie

Voilà 400 ans que la Couronne symbolise l’État au Canada, et depuis la Confédération de 1867, sous le règne de la reine Victoria, le pays est une monarchie constitutionnelle à part entière. La Couronne symbolise l’appareil gouvernemental dans son ensemble : Parlement, assemblées législatives, tribunaux, corps policiers, forces canadiennes.

Elizabeth II accède au trône du Canada en 1952. Son jubilé d’or est souligné en 2002, et son jubilé de diamant — soixante années de règne — en 2012.

Les drapeaux et la feuille d’érableLe drapeau, la feuille d’érable et la fleur de lys

Le drapeau canadien actuel est hissé pour la première fois en 1965. Sa disposition rouge-blanc-rouge reprend celle du drapeau du Collège militaire royal de Kingston, établi en 1876. Portées depuis le Moyen Âge par l’Angleterre et la France, les couleurs rouge et blanc sont devenues celles du Canada en 1921.

L’Union Jack tient lieu de drapeau royal officiel. Avant 1965, le Red Ensign canadien a servi de drapeau national une centaine d’années ; les anciens combattants le portent officiellement depuis 2005. Provinces et territoires arborent eux aussi des drapeaux qui disent leurs traditions propres.

Aucun symbole canadien n’est plus reconnaissable que la feuille d’érable. Les Canadiens français l’ont adoptée au dix-huitième siècle ; elle orne les uniformes et les insignes militaires depuis les années 1850, et se retrouve gravée sur les pierres tombales des soldats tombés au combat, au pays comme à l’étranger.

La tradition veut que le roi de France ait fait sienne la fleur de lys en 496. Symbole de la royauté française pendant plus de 1 000 ans, elle le fut aussi de la colonie de la Nouvelle-France. Revenue au premier plan à l’époque de la Confédération, elle figura sur le Red Ensign canadien ; en 1948, le Québec s’est donné un drapeau qui conjugue la croix et la fleur de lys.

Héraldique et architectureLes armoiries, la devise et le Parlement

Au sortir de la Première Guerre mondiale, la fierté nationale s’est traduite par l’adoption d’armoiries officielles et d’une devise nationale. Cette devise latine, A mari usque ad mare, se traduit par « d’un océan à l’autre ». Quatre symboles se retrouvent sur les armoiries — ceux de l’Écosse, de l’Irlande, de l’Angleterre et de la France — auxquels s’ajoutent des feuilles d’érable rouges ; on les voit sur les billets de banque, les documents de l’État et les édifices publics.

Achevés dans les années 1860, les édifices du Parlement conjuguent traditions française, anglaise et autochtone dans le style néogothique en vogue sous la reine Victoria. Un incendie accidentel a détruit l’édifice du Centre en 1916 ; sa reconstruction s’est achevée en 1922, la Bibliothèque étant la seule partie d’origine à subsister. Quant à la Tour de la Paix, achevée en 1927 à la mémoire de la Première Guerre mondiale, elle abrite la Chapelle du Souvenir et ses Livres du Souvenir, où sont consignés les noms de ceux qui sont tombés au service du Canada.

L’Assemblée nationale du Québec relève du style Second Empire français. Ailleurs, les assemblées législatives provinciales empruntent au baroque, au roman et au néoclassique, rappelant l’héritage gréco-romain d’où est issue la démocratie occidentale.

SportsLes sports populaires

Le hockey, spectacle sportif préféré des Canadiens, fait figure de sport d’hiver national ; c’est au dix-neuvième siècle, au Canada, que le hockey sur glace est né. Les clubs de la Ligue nationale de hockey se disputent la Coupe Stanley, trophée offert en 1892 par lord Stanley, alors gouverneur général, tandis que la Coupe Clarkson — instituée en 2005 par Adrienne Clarkson, 26e gouverneure générale et première personne d’origine asiatique à occuper la fonction — récompense les équipes de hockey féminin.

Le football canadien arrive au deuxième rang des sports les plus suivis ; le curling, apporté par les pionniers écossais, se joue lui aussi beaucoup sur la glace ; et le soccer dépasse toute autre activité sportive au pays par le nombre de joueurs inscrits. Sport officiel de l’été, la crosse était pratiquée de longue date par les Autochtones.

À retenir

  • La crosse = sport officiel de l’été.
  • Le hockey = sport national d’hiver.
  • Le soccer compte le plus grand nombre de joueurs inscrits.
  • La Coupe Stanley donnée en 1892 ; la Coupe Clarkson (féminin) en 2005.

Symbole d’industrieLe castor

Il y a plusieurs siècles, la Compagnie de la Baie d’Hudson faisait déjà du castor son emblème ; en 1834, la Société Saint-Jean-Baptiste, association patriotique canadienne-française, l’adoptait à son tour, suivie par d’autres groupes. L’infatigable rongeur figure sur la pièce de cinq cents, ainsi que sur les armoiries de la Saskatchewan, de l’Alberta et de villes comme Montréal et Toronto.

LanguesLes langues officielles du Canada

Langues officielles du pays, le français et l’anglais comptent aussi parmi les grands symboles de l’identité canadienne. On appelle francophones les personnes de langue française et anglophones celles de langue anglaise ; voilà plus de 300 ans que les deux communautés cohabitent, entre partenariat et tension féconde. L’obtention de la citoyenneté suppose une connaissance suffisante de l’une ou l’autre langue, les candidats adultes de 55 ans et plus en étant dispensés.

Votée par le Parlement en 1969, la Loi sur les langues officielles poursuit trois objectifs : mettre le français et l’anglais sur un pied d’égalité au Parlement, dans l’appareil fédéral et dans les institutions qu’elle vise ; soutenir et faire croître les communautés de langue officielle minoritaires ; et favoriser l’égalité des deux langues dans l’ensemble de la société.

HymnesL’hymne national et l’hymne royal

Le « Ô Canada » devient hymne national en 1980, cent ans après avoir retenti pour la première fois à Québec, en 1880 ; francophones et anglophones en chantent des versions distinctes. L’hymne royal du pays, « Dieu protège la reine (ou le roi) », peut être entonné ou joué chaque fois que les Canadiens souhaitent rendre hommage au souverain.

Distinctions honorifiquesLe système de distinctions honorifiques et la Croix de Victoria

Les distinctions honorifiques décernées par l’État canadien se répartissent en ordres, décorations et médailles. Le pays a d’abord eu recours aux titres britanniques avant de se doter des siens, à commencer par l’Ordre du Canada en 1967, l’année du centenaire de la Confédération ; chacun peut proposer la candidature d’un concitoyen dont le mérite justifie une reconnaissance particulière.

Distinction la plus élevée qu’un Canadien puisse recevoir, la Croix de Victoria récompense un acte de bravoure, un sacrifice hors du commun ou un dévouement absolu au devoir devant l’ennemi. Depuis 1854, 96 Canadiens l’ont reçue.

1854

Alexander Roberts Dunn, né dans l’actuelle Toronto, premier Canadien à recevoir la Croix de Victoria, pour la charge de la brigade légère à Balaclava pendant la guerre de Crimée.

1857

William Hall, de Horton, en Nouvelle-Écosse, enfant d’esclaves américains, premier Noir à mériter la Croix de Victoria, pour le siège de Lucknow durant la Rébellion indienne.

1917

Filip Konowal, né en Ukraine, distingué pour la bataille de la cote 70 — aucun membre du Corps canadien étranger à l’Empire britannique n’avait reçu la Croix de Victoria avant lui.

1918

Billy Bishop, d’Owen Sound, en Ontario, a reçu la Croix de Victoria dans le Royal Flying Corps pendant la Première Guerre mondiale, plus tard maréchal de l’Air honoraire de l’Aviation royale du Canada.

1943

Paul Triquet, de Cabano, au Québec, a reçu la Croix de Victoria à Casa Berardi en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, plus tard brigadier.

1945

Robert Hampton Gray, pilote de la marine né à Trail, en Colombie-Britannique, tué en août en envoyant par le fond un navire de guerre japonais — aucun Canadien n’a reçu la Croix de Victoria depuis.

CalendrierLes jours fériés nationaux et les dates importantes

L’année s’ouvre avec le jour de l’An (1er janvier) et la Journée sir John A. Macdonald (11 janvier), suivis du Vendredi saint (le vendredi précédant le dimanche de Pâques) et du lundi de Pâques (le lundi suivant). Le Jour de Vimy tombe le 9 avril et la Fête de Victoria, le lundi précédant le 25 mai, qui marque l’anniversaire de la souveraine.

L’été amène la Fête nationale du Québec (24 juin), la fête de la Saint-Jean-Baptiste, et la Fête du Canada (1er juillet). Les jours fériés de l’automne sont la Fête du Travail (premier lundi de septembre), l’Action de grâces (deuxième lundi d’octobre), le jour du Souvenir (11 novembre) et la Journée sir Wilfrid Laurier (20 novembre), l’année se terminant avec Noël (25 décembre) et le lendemain de Noël (26 décembre).

À retenir

  • Le Jour de Vimy — 9 avril.
  • La Fête du Canada — 1er juillet.
  • Le jour du Souvenir — 11 novembre.
  • La Journée sir John A. Macdonald — 11 janvier ; la Journée sir Wilfrid Laurier — 20 novembre.

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